Pourquoi Bosquet Sauvage ?
Bosquet Sauvage, c’est avant tout une manière de raconter les plantes autrement, sans les réduire à une seule vision.
S’il existe de nombreuses approches du végétal, souvent utilitaires, j’ai choisi un chemin complémentaire : un regard plus global, où la botanique dialogue avec l’histoire, les usages anciens et modernes, les savoirs populaires, les récits et les légendes. Parce qu’une plante n’est pas seulement un organisme vivant que l’on décrit à l’aide d’une terminologie scientifique, mais aussi un être profondément inscrit dans des contextes culturels, symboliques et humains.
Les légendes et les récits sont les témoins de notre rapport au vivant, de notre imaginaire et de nos façons d’habiter le monde. Les ignorer, ce serait se priver d’une part essentielle de notre patrimoine culturel. À mes yeux, ils relèvent de la culture, de la mémoire et de la transmission, et trouvent toute leur place aux côtés des connaissances botaniques.
Bosquet Sauvage, c’est la conviction qu’il est possible de conjuguer rigueur et poésie, savoir scientifique et récit, curiosité et esprit critique. Une pédagogie plus narrative et sensible, qui n’oppose pas science et imaginaire, mais les fait dialoguer pour enrichir notre regard sur le vivant. Et le monde n’a-t-il pas besoin d’être réenchanté ? C’est ce que j’essaie de faire à travers mes vidéos, et bientôt au sein d’une formation innovante.
Né sur un territoire qui portait autrefois le nom de forêt profonde, l’Arduinna, je me suis toujours senti profondément proche de la nature et des plantes qui m’entouraient. Cet attachement au vivant s’est très tôt accompagné d’un intérêt marqué pour l’histoire, comme un désir de comprendre les lieux, les paysages et les sociétés qui les ont façonnés. C’est ainsi que j’ai quitté ma terre pour étudier et me former dans cette discipline.
J’ai ensuite poursuivi par une maîtrise en géopolitique, afin d’explorer les rapports entre les hommes à une autre échelle. C’est au cours de ce parcours que j’ai pris conscience d’un besoin essentiel : celui d’être utile, de contribuer à un monde plus juste, tout en construisant une activité en accord avec mes valeurs et, à terme, de vivre de ma passion pour les plantes.
Dans cette optique, je me suis formé en autodidacte aux outils numériques. J’ai ainsi conçu des sites et des plateformes en ligne afin de donner de la visibilité à des structures engagées pour un monde meilleur, partageant mes convictions. Je me considère avant tout comme un passeur numérique, attentif à la manière dont les savoirs peuvent être transmis, structurés et rendus accessibles grâce au numérique.
Parallèlement, j’ai approfondi mon rapport aux plantes en me formant pendant trois ans au Collège Pratique d’Ethnobotanique, auprès de François Couplan, lors de la dernière session en présentiel qu’il proposait. J’ai également eu l’opportunité de collaborer avec lui afin de créer sa plateforme de formation en ligne. Cette expérience, à la croisée de la transmission des savoirs et des outils numériques, a été déterminante et constitue aujourd’hui un socle essentiel de mon travail.
Aujourd’hui, j’ai la chance de maîtriser à la fois le fond et la forme : la connaissance des plantes, leur histoire et leurs usages, mais aussi les moyens techniques de transmettre ces savoirs de manière accessible, exigeante et innovante. À travers Bosquet Sauvage, j’aspire à diffuser la connaissance des plantes au plus grand nombre, en proposant une approche à la fois rigoureuse, sensible et résolument tournée vers l’avenir.